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Gabor Ösz
Expositions > Arts plastiques
du 13 mars au 15 avril 2009

 

L’idée de départ est venue de mon travail précédent sur le principe de la chambre noire. Si la photographie est une méthode de reproduction, en utilisant une chambre noire pour exposer le papier photosensible à l’action de la lumière, on peut tout de même réaliser des oeuvres d’art uniques, complètement originales. De même que la diapositive, le cibachrome donne directement une image en couleur positive. En revanche, un papier photographique noir et blanc exposé à la lumière produit une image négative.
Avec le papier photographique pour le noir et blanc, le seul moyen d’obtenir directement une image positive consiste à inverser le réel pour le mettre en négatif, si l’on peut dire. C’est pourquoi j’ai repeint une portion du réel de manière à ce qu’elle apparaisse en positif dans l’image en noir et blanc. La portion du réel que j’ai choisie pour l’occasion est un angle de mon atelier. Je cherchais à imiter les effets du noir et blanc. Autrement dit, les tonalités avaient beaucoup d’importance, mais je pouvais employer un large éventail de teintes pour arriver au résultat voulu.
Deux couleurs vivement contrastées peuvent très bien se traduire par des tons de gris parfaitement identiques sur une photographie en noir et blanc.
De ce fait, l’image en couleur ne semble obéir à aucune logique, alors que son négatif en noir et blanc produit le même effet qu’un tirage positif traditionnel. Après avoir fini de repeindre le sujet à photographier, j’ai commencé
une série de prises de vues. J’ai pris deux vues à la chambre noire, pour obtenir directement l’image définitive en noir et blanc sur du papier photographique normal et en couleur sur du cibachrome. J’ai pris également deux autres vues à la chambre photographique de format 45 x 50 cm, l’une en diapositive couleur, l’autre en négatif noir et blanc. Ces deux photographies forment un quasi-diptyque, de même que les deux images réalisées avec la chambre noire : indissociables par la pensée, elles se complètent logiquement. Une image interprète l’autre.
Du pigment à la lumière (vidéo)
Les prises de vues réalisées selon une formule très simple explorent essentiellement la relation entre négatif, positif et couleur. La caméra vidéo fixe se substitue en fait à l’appareil photo. Au début, elle filme en gros plan la structure segmentée du radiateur, puis elle effectue lentement un zoom arrière qui élargit le champ. Peu à peu, tout l’angle de l’atelier devient visible, y compris la fenêtre, le reflet sur le mur, le radiateur en fonte dont la forme segmentée projette un croisillon d’ombres rythmées sur le sol en béton et sur la porte sans encadrement, caractéristiques des
bâtiments industriels. Le vide et la mélancolie du silence imprègnent l’ambiance du film. Cependant, la caméra continue son zoom arrière et recule pour élargir encore plus le champ, révélant la présence des projecteurs et des réflecteurs. D’où un moment de trouble, car tous ces détails apparaissent en négatif.
La succession d’images jusque-là évidente devient soudain totalement incompréhensible quand on voit à l’arrière-plan l’angle d’atelier en négatif qui est le sujet de ce film. La caméra cesse de zoomer, puis on passe lentement à la couleur par un fondu enchaîné. Nouveau moment de trouble. Tous les détails qui apparaissaient en négatif à l’image s’inversent. L’angle de l’atelier, qui avait l’air normal, disparaît sous une explosion de couleurs sans aucun rapport avec la configuration véritable de l’espace. La caméra zoome lentement sur l’angle de la pièce et s’arrête lorsque la portion de réel repeinte occupe le champ tout entier.
Un accompagnement musical et un bref commentaire audio complètent le film. Le langage quotidien emploie de nombreuses expressions empruntées au domaine de la photographie : l’idée du noir et blanc opposé à la couleur, par exemple, ou le rapport positif-négatif et toutes les métaphores qui s’y rattachent.
Je voudrais replacer ces notions dans leur contexte d’origine : la photographie.
Gábor Osz (Traduit de l’anglais par Jeanne Bouniort)

 

Adresse :

Galerie Loevenbruck
40 rue de Seine, 2 rue de l’Echaudé
75006 Paris, France
t. + 33 1 53 10 85 68 / F. 33 1 53 10 89 72
contact@loevenbruck.com
Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h,
samedi de 14h à 19h, et sur rendez-vous

 

Site Internet :

http://www.loevenbruck.com

 
 
 
 
 
 
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