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la vie moderne / revisitée
Expositions > Arts plastiques
du 6 juin au 22 août 2008

Benjamin Rivière
 

Etienne Boulanger, Manon de Boer, Erik Göngrich, Raphaël Grisey, Andreas Fohr, Aglaia Konrad, Martin Krenn, Dorit Margreiter, Eléonore de Montesquiou, Jean-Luc Moulène, Stéphanie Nava, Catherine Rannou, Benjamin Rivière, Michaela Schweiger, Birgit Schlieps, Clemens von Wedemeyer, Albert Weis, Florian Wüst

Dans le cadre de l'exposition "la vie moderne / revisitée" 18 œuvres d'artistes contemporains sont présentés. De diverses manières, ils reflètent les rapports existants entre l'utopie esthétique et sociale mais aussi politique de la modernité des années 50 et 60.

L'exposition est constituée de différents volets :
- les villes modernes comme espaces d'expérience de la perception individuelle ou subjective
- l'image de la modernité ainsi que les conditions politiques et culturelles de la modernité
- la réalité et l'imagination de la vie quotidienne dans des villes et des habitats modernes
- la ville et l'habitat comme espace de mémoire et d'acte (interaction) sociale.

Comme une sorte de prologue, 4 vidéos sont présentées en alternance, à l'accueil du centre d'art passerelle. Dans tous les films, différentes villes (Paris, Saõ Paulo, Dresde, Nantes) sont présentées avec un regard individuel et subjectif. En se référant fortement à la construction des images et des narrations du cinéma, ces films racontent des petites histoires sur des perceptions individuelles des villes.


Manon de Boer
Resonating Surfaces (surfaces de résonance), 2005, 39 min

L'argument du film, initialement tissé autour de plusieurs rencontres à Saõ Paulo, s'est finalement focalisé sur Suely Rolnik, critique d'art et psychanalyste brésilienne. Seule sa voix résonne sur les images de cette ville. Cette approche resserrée n'est cependant jamais frontale, mais de biais, différée ou anticipée. La voix qui parle du corps surgit en premier lieu et le corps visible à l'écran parle sans voix. Manon de Boer procède par dissociation ou déploiement parallèle. Ainsi, elle accuse à la fois la présence des corps vibratiles et le retentissement des paroles ou de la musique en dehors d'eux. Un public participe à un concert, habité par le rythme et le chant. Mais ce que l'on voit est en léger décalage avec ce que l'on entend. Sur des images panoramiques de Saõ Paulo, la critique d'art et psychanalyste évoque ses réflexions à propos de la façon d'être brésilienne : cette « présence du corps comme plaque sensible » et cette « ouverture subjective des désirs et des esprits ». Comme quiconque, Suely Rolnik a une histoire et celle-ci coïncide avec l'Histoire, celle de la pensée et d'une génération. Le film de Manon de Boer est fait d'imbrications de paroles, d'images et de matières sonores composées par le musicien George van Dam en résonance avec le parcours de Suely Rolnik qui fut ponctuellement en exil à Paris dans les années soixante-dix.


Andreas Fohr
Oracle (Orakel von Prohlis), Dresde / Paris, 2007, 48 min

Pour éponger ses dettes, la ville de Dresde a vendu, d'un coup, à une société d'investissement financier américaine, la totalité de ses logements sociaux. A Prohlis, une banlieue composée pour l'essentiel de ce type de logement, un enquêteur énigmatique, silencieux mais muni d'un appareil d'enregistrement, se promène et capte des sons. On dirait, en tous cas c'est ce que les images transmettent, qu'il tente de déchiffrer une parole oraculaire. Rien n'est épargné à l'auscultation. Cela va des rumeurs des cours, aux bruits des tuyaux ou des couloirs des bâtiments eux-mêmes. Plusieurs fils se dévident en simultané, qui enroulent autant une réflexion sur le son, la polyphonie, l'écoute que sur la politique sociale contemporaine - et son (notre) avenir. Prenant le parti pris de la modestie, ne cachant pas que cela peut s'apparenter à un jeu perdu d'avance, et avec lui égarée aussi la possibilité de la transparence (une main, aussi régulièrement que vainement, tente de placer une pièce dans un verre lui-même inclus au centre d'un bocal empli d'eau), le film avance à pas décidé. Au milieu des choses, plutôt qu'au-dessus, écho sans voix propre plutôt que propriétaire, il s'agit ici de déjouer les pulsions autoritairement prophétiques. (Jean Pierre Rehm)

Jean-Luc Moulène
Partition, 2006

Comme une projection de diapositives suivant un rythme lent "Partition" se compose d'une succession d'images qui évoquent à la fois l'impression de feuilleter les photos d'un album privé ou des images extraites d'un film. Les scènes photographiées sont des situations presque banales de la vie quotidienne dans un quartier parisien : des gens qui se promènent, qui courent pour ne pas être en retard au travail, qui nettoient les rues etc... La ville est le théâtre réel pour toutes sortes d'activités (ou parfois aussi d'inactivités). Ce "théâtre" et ces actions sont typologiques, et non pas spécifiques, au sens où la "narration animée" se construit "entre les cadres fixes" pendant (et avec) l'acte de la perception. Les expériences urbaines du spectateur se mélangent avec le regard photographique de l'artiste. A cause de la notion "non-spécifique" des images, ces expériences individuelles deviennent des expériences, des espaces partagés et collectifs.
Courtesy Galerie Chantal Crousel, Paris

Benjamin Rivière
Tripode, 2006, 18 min

De Blade Runner à Alphaville, d'Abyss au Testament d'Orphée, de la destruction d'un immeuble à son exploration par plusieurs personnages, le film ?Tripode? nous transporte dans les méandres d'architectures aux allures futuristes, fantasmées, réelles ou paranoïaques. En coupant, collant et remixant des extraits de films et des séquences tournées à Paris et à Nantes, Benjamin Rivière explore le langage cinématographique (et plus particulièrement le vocabulaire propre au montage) mais aussi la culture contemporaine à travers l'utilisation de références à la science fiction. Moments de transition ou de ressorts narratifs, les séquences prélevées représentent des non-lieux dans lesquels nous ne sommes plus que de passage, véhiculés d'un plan à un autre par l'intermédiaire d'associations visuelles. ?Tripode? est un film en multidimensions d'où s'échappent des lignes de fuite affectant simultanément nos représentations de l'espace et notre rapport à la réalité. Et ce sont ces mêmes obsessions pour l'architecture et le cinéma que l'on retrouve dans l'ensemble de ses œuvres. Comme dans la performance filmée ?Figuration? qui découle de l'analogie entre le lieu immortalisé par les Frères Lumières dans la Sortie des Usines et les 994 m² investis par les Instants Chavirés à Montreuil pour laquelle l'artiste a invité à rejouer ce plan emblématique en 2006. C'est d'ailleurs cette façon de s'accrocher à des éléments visuels, repérés ou rencontrés au hasard, de les prélever et de les assembler qui fait la particularité du travail de Benjamin Rivière et de son acuité à créer des œuvres comme autant d'amorces de nouveaux scénarios. (Elodie Royer)


Les œuvres présentées dans le hall central, sur le quai et la mezzanine ont pour thème les conditions socio-politiques et culturelles de la modernité avec un regard actuel. Elles s'interrogent sur la construction et l'apparence des images des paysages urbains et leur genèse.


Erik Göngrich
Ivry Sur Seine, Paris 2001
Les Olympiades, Paris 2000

"Ivry Sur Seine" est un panorama qui s'articule comme un grand dessin (2,50 m hauteur x 6,50 m largeur) réalisé à la main sur une bâche de camion. Le style du dessin reprend celui des architectes ou des urbanistes : il montre plutôt la structure de la ville et le principe de la construction urbaine plus que les détails et les spécificités. Par le dessin, la ville réelle est devenue une image stéréotypée et abstraite, qui doit être "remplie" par l'imagination et la projection du spectateur.

La photo "Les Olympiades" fait le contrepoint avec le dessin. Il s'agit d'une prise de vue de la place centrale entourée par des gratte-ciels sur le plateau bétonné qui marque le territoire de croisement entre la communauté des habitants (pour la plupart des immigrés asiatiques), des immeubles et le public. Cette place, aménagée de pavillons qui hébergent des commerces, des restaurants, représente une place publique avec une notion privative.


Florian Wüst
On a beau parler
(études à propos de sujets politiques #3), 2005

"Wir haben gut reden" (On a beau parler) s'occupe de la question de l'engagement politique des intellectuels modernes. Cette pièce est composée d'un grand dessin mural et d'une vidéo présentée sur un moniteur, intégrée au dessin. La pièce adapte des affrontements, qui ont eu lieu au milieu des années 60 par des auteurs allemands unis dans le "Gruppe 47" (groupe 47). En particulier, la figure de l'écrivain et artiste Peter Weiss joue un rôle crucial dans la démarche de l'installation. La position politique de Weiss et son attachement au socialisme ne sont pas à être dissocié de son identité en tant que juif précaire exilé, résultant de son sentiment d'exclusion et de détachement qui l'ont accompagné tout au long de sa vie. Les inscriptions dans les cahiers de notes de Peter Weiss, les polémiques de Hans Magnus Enzensberger et de Martin Walser servent de modèles littéraires à cette vidéo. Cette mise en scène collant des citations imagées et textuelles historiques crée un récit complexe sur le rapport ambivalent de la pensée et de l'action dans le monde divisé de la guerre froide.

programmation de courts métrages
commissaire / curator : Florian Wüst
Trois séries de films expérimentaux, publicitaires et documentaires sur les industries et l'architecture, l'urbanisme et la construction des villes.

Catherine Rannou
Projections, 2003

L'installation "projection" consiste en une projection vidéo diffusée en boucle, projetée sur un écran divisé en deux parties par le milieu. Entre le projecteur et l'écran, des gravats de logements détruits à Brest sont posés. Par conséquence, les ombres de ces déchets s'inscrivent dans l'image de la vidéo. Ils causent des "trou noirs", des espaces vides, des "dessins" juxtaposés sur le film. De la même manière que les morceaux de briques, de béton etc. se grave dans l'image vidéo, le corps du spectateur, quand il tourne autour de l'écran, s'empreint dans l'installation. L'image montre une façade d'un immeuble moderne qui a été détruit par les bombardements pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Les images ont été réalisées à Sarajevo en 1996.


Etienne Boulanger
Panoptique, 2008

La pièce d'Etienne Boulanger consiste en une intervention / performance en 5 parties qui utilisent les espaces intermédiaires du lieu d'exposition comme support. Pendant presque une semaine entière, l'artiste a réalisé chaque jour un nouvel abri qui lui a servi d'espace de sommeil pour le soir même. Chaque espace est choisi en fonction de l'emplacement des dispositifs du centre d'art passerelle (angles morts, murs, hauteurs). Ce dispositif de sécurisation peu être activé comme d'habitude ; le but étant de rester indétectable par le biais des abris. Ces constructions habitables sont réalisées en panneaux de bois OSB et en chevrons laissés bruts. La performance s'est déroulée pendant le temps de montage de l'exposition, ainsi, seules les "coquilles vides" sont visibles durant l'exposition.


Erik Göngrich
Alexanderplatz und zweiter Bauabschnitt Karl-Marx-Allee, wenn endlich 8 Millionen Menschen in Berlin leben... (La Place Alexander et la deuxième phase de l'aménagement de l'allée Karl Marx, quand il y aura finalement 8 Millions d'habitants à Berlin...), 2007

La série de 4 sérigraphies est un projet d'une vision dessinée et collée pour le futur développement de la Place Alexander Berlin. Depuis la chute du mur et l'unification allemande, cette place est en perpétuelle transformation. Elle symbolise la ville historique, et surtout Berlin au milieu du 19ème siècle, mais il ne reste pas grand chose de cette époque. La place a plutôt hérité de l'urbanisme et l'architecture de l'Allemagne de l'Est ; héritage dont la capitale allemande voudrait bien se débarrasser. Depuis presque 20 ans que l'Allemagne de l'Est et l'Allemagne de l'Ouest ont fusionné, la place est devenue l'endroit des projets et des phantasmes : comment aménager et (re)construire la place, ses architectures, sa situation urbaine pour lui (re)donne l'importance d'une place au cœur de Berlin?


Albert Weis
Folders, 1999-2004

L'ensemble de la série "folders" se compose d'un nombre variable de photographies et de papiers pliés, dont les surfaces sont faites de collages à partir de feuilles autocollantes. Avant la création du logiciel d'architecture Autocad, les architectes utilisaient ces feuilles tramées pour l'illustration et la finition des plans d'architecture dessinés à la main. Les photos offrent une vue fragmentée des perspectives extérieurs, notamment des façades ou des situations urbaines. Ces diverses vues d'architectures de l'environnement urbain mettent l'accent sur la répétition sculpturale et sans fin, la répétitivité des systèmes de l'espace urbain.

Équivalent à des vues photographiques, à travers leurs pliages, les pièces en papier sculptées ne (re)produisent pas des interventions spécifiques d'architectures, mais représentent plutôt des abstractions des structures tridimensionnelles. Ils transforment et transfèrent le système esthétique de l'architecture dans une articulation artistique oscillant, résultant de tableaux sculptés.


Aglaia Konrad
Plattenbilder, 2005

Sur plus d'une soixantaine de panneaux en bois de dimension identique (90 x 240 cm), Aglaia Konrad présente sur grand format - parfois étalés sur plusieurs panneaux - des photos affichées extraites de ses archives. Il s'agit de prises de vue de villes fragmentées par le regard et l'appareil photo. Cette fragmentation est volontaire, motivée principalement par le constat de l'impossibilité d'une perception totale, mais également par l'idée de la construction d'un panorama d'une agglomération fictive et à la fois imaginaire, à travers la photo. Les images rassemblent et unissent des architectures et des situations urbaines de ville dans le monde entier. Les marges des structures qui portent les photos, c'est-à-dire les panneaux de bois, sont souvent visibles. Elles fonctionnent comme des écarts qui rappellent à la fois que les représentations photographiques sont des documents qui reflètent la réalité, mais ils ne visent pas à la reproduire. Aussi, les surfaces monochromes marron du bois créent des ruptures et des contrastes par rapport aux photos en noir et blanc, empêchant alors les alignements et les chevauchements des images de construire une narration linéaire. L'espace entre deux images doit être imaginer par le spectateur : l'agencement aléatoire encourage une vision libre et associative des différents espaces urbains mis en image. La dimension sculpturale et spatiale intègre le corps et la sensation du spectateur qui n'a jamais une vision totale de l'installation, du fait que cette installation se déploie tout autour de lui. Le regard reproduit par fragmentation l'ensemble de l'installation d'Aglaia Konrad.


La partie de l'exposition présentée à l'étage montre la ville comme espace d'actes sociaux ainsi que espace social. Les utopies du modernisme dans leurs dimensions esthétiques et politico-sociales sont mises dans le contexte et les conditions économiques et politiques d'aujourd'hui. Elles se reflètent dans leur genèse, leurs transformations, parfois comme des utopies échouées, parfois comme des utopies adaptées, transformées ou réformées.


Raphaël Grisey
Trappes, ville nouvelle, 2001-2004

L'installation, dont les formes sculpturales consistent en deux boîtes en bois avec des tiroirs empilés. L'ensemble de ces boîtes - une placée à l'horizontal, l'autre à la verticale - rappelle une forme hybride entre une armoire d'artiste pour la gravure, un placard d'archives et une maquette architecturale abstraite et brute. Les tiroirs contiennent les photographies d'un quartier d'une ville de banlieue, ainsi que des photographies de groupes et des portraits de personnes de différents niveaux sociaux et ethniques. Les photos, mais aussi les prospectus des extraits de l'entretien avec les habitants du quartier, ont été créées dans le cadre d'un projet processuel à Trappes. Cette ville de banlieue parisienne a été fondée dans les années 70. Cette agglomération urbaine a été conçue comme un grand village ou une ville à l'ancienne, mais avec des immeubles modernes de l'époque. Il s agit d'une approche presque utopique de la construction d'une ville démocratique pour les citoyens : un mélange de logements sociaux, d'espaces communs, d'infrastructures culturelles etc. . Aujourd'hui, la ville de Trappes est plutôt connue pour ces problèmes typiques de banlieue parisienne.

Dorit Margreiter
Exquisite Function
Wien/Berlin, 2007, 11 min

L'installation vidéo intitulée "Exquisite Function" tente de définir et de décrire l'architecture à travers la conception de l'intérieur des habitats et les objets de design.

Le quartier "Hansaviertel" à Berlin a été construit en 1957. Cet ensemble urbain regroupe 35 bâtiments modernes réalisés par des architectes de renommée internationale (Alvar Aalto, Egon Eiermann, Walter Gropius, Arne Jacobsen, Oscar Niemeyer, Max Taut, et d'autres encore). Il a été conçu comme une "petite ville exemplaire" construit pour le futur d'une société réformée après la seconde guerre mondiale. Avec ses 1200 logements dans des pavillons et des immeubles - des pavillons pour les commerces, un cinéma, une crèche, une maternelle, une école etc.. - le ?Hansaviertel? était considéré comme le modèle d'une ville idéale pour une société moderne avec ses besoins imposés par la vie quotidienne de cette époque.

Les architectes qui ont développé les bâtiments de cette "ville de demain" n'ont pas seulement déterminé l'urbanisme et l'architecture, mais ils ont également proposé des intérieurs et des accessoires pour la maison : des formes réduites et fonctionnelles. Les meubles et les objets ont été pensés pour l'aménagement standard et sont devenus, pour la plupart, des icônes des intérieurs design.

L'installation "Exquisite Function" consiste en deux niveaux : le film est une sorte de défilé muséal des objets et des meubles modernes, et les entretiens avec quelques habitants qui témoignent leurs idées sur l'origine du quartier et ses transformations, adaptations depuis 50 ans.

Eléonore de Montesquiou
Minu maja on minu maa - my home is my castle (ma maison à moi)
Estonie, 2001 (38 min)

La pièce a été réalisée dans le cadre d'une résidence en Estonie post-soviétique (2002) - où différentes femmes exposent les relations personnelles qu'elles entretiennent avec leur lieu d'habitation et leur ville. De ces expériences intimes, Eléonore de Montesquiou offre une approche plastique des trames superposées d'espace et de temps qui constituent notre quotidien. Elle a filmé les façades des immeubles, elle s'est entretenue avec certains habitants, laissant aller sa caméra à quelques détails du quotidien. En cliquant sur les mots qui apparaissent sur les images, on découvre des bribes de vie, des moments d'histoires. En fond sonore, comme une ritournelle lancinante, certains de ces mots sont montés en boucle. Au début on cherche un sens à ces bouts de phrases puis la quête s'estompe. Le fond sonore devient musique ou murmure. Au fur et à mesure de l'expérience, ces récits d'un autre pays font écho à une appréhension plus générique de nos manières d'habiter les lieux. Eléonore de Montesquiou creuse ici un trou dans le réel et révèle l'entrelacs des temps et des espaces.


Stéphanie Nava
Papier-peint a partir du dessin "Luftgebaeude", 2007
Luftgebaeude serie 4, 2007
(untitled), 2007

La programmation annuelle 2007/08 du centre d'art passerelle, autour de la question de la ville et de la modernité, a été introduit en juillet 2007 avec la fabrication du grand dessin mural intitulé ?Désirs, entreprises, un panorama? (collection Rhône-Alpes - Institut d'art contemporain, Villeurbanne-Lyon) sur la façade du centre d'art. La pièce sera présentée jusqu'à la fin du mois d'août 2008.

Dans l'exposition "la vie moderne / revisitée", deux dessins de Stéphanie Nava sont présentés sur un papier-peint qui porte le même motif qu'un de ses dessins. Il s'agit d'un dessin représentant des maisons individuelles avec une voiture garée devant. La maison et la voiture s'unissent dans l'ombre et deviennent une vignette répétée. La trame du papier-peint représente le motif sériel d'une manière monotone comme une ville standardisée et typologique où tout se ressemble. Le deuxième dessin montre un personnage assis à côté d'une table sur laquelle se trouve une maquette d'une ville qui semble identique avec "la ville" du papier-peint : le rêve domestique dans sa version domestiquée.

Birgit Schlieps
Trancemoderne, 2000-2007

L'installation "Trancemoderne" se constitue d'un papier peint avec une série de photos encadrées accrochées dessus. Le papier-peint montre l'intérieur d'un centre culturel à l'architecture standard moderne de la République Soviétique des années 60 à Aktau. Les tirages photos représentent des habitations de la ville d'Aktau de la même époque confronté à des maisons individuelles et mitoyennes des années 90. Donc, d'un temps où la République Soviétique n'existait plus. Aujourd'hui, Aktau est la capitale du Kazakhstan. Fondée à la fin des années 50, la ville a été construite comme le modèle d'une ville idéale soviétique. La raison d'être de cette ville était l'industrie autour de l'Uranium et le pétrole qui, à l'époque semblait assurer le futur économique et sociale. Apres la chute de l'U.R.R.S., les usines nucléaires ont fermé et les industries pétrolières ont été privatisées. Les changements de la société, la vie quotidienne et la ville tout de suite suivi : à côté des immeubles modulaires des années 60 et 70, se trouvent maintenant des maisons et des petites villas privées avec des pignons et des balcons arrondis. Et l'organisation géométrique de la ville s'effondre de plus en plus. Le travail de Birgit Schlieps documente la simultanéité des différents univers de vie : l'aspect absurde de la situation de départ, la construction d'une ville moderniste dans la steppe kazakh de la mer Caspienne, le capitalisme, sous conditions par superpositions de nouveaux voisinages et de fantaisie, une partie d'un triste paysage urbain.


Michaela Schweiger
Zurück in die Stadt von morgen (Retour à la ville de demain), 16 mm / Digibeta, 23 min

L'œuvre de Michaela Schweiger présente une installation avec une projection de film. Le thème et le lieu de tournage du film "Zurück in die Stadt von morgen" (Retour à la ville de demain) est le quartier ?Hansaviertel? à Berlin. Sa rénovation par des architectes tels qu'Alvar Aalto, Walter Gropius, Arne Jacobsen et autres s'est terminée en 1957. Ils n'ont pas simplement proposé l'urbanisme et l'architecture du quartier, mais ils ont donné une forme à une vision sociale de l'après-guerre. Dans le film de Michaela Schweiger différentes personnes conduisent le spectateur dans ce modèle d'un projet de "Ville de demain". Cette mise en scène de leurs propres histoires raconte d'une manière très minimaliste ce mélange de constats des lieux dans leur état actuel ainsi qu'avec une rétrospective sur l'idée du "Neues Bauen" (nouvelle construction), à l'époque associée aux utopies de l'urbanisme d'un environnement bénéficiant du soutien social du changement et de vues sur les futures perspectives de vie. La mise en scène du film fait référence aux films du Nouveau Réalisme et de la Nouvelle Vague, mais reprend également des principes théâtraux du "method acting".

Différentes versions de l'installation de "Zurück in die Stadt von morgen" permettent toujours d'adapter aux conditions du lieu d'exposition. Leurs constructions font toujours référence à des gestes architecturaux de la modernité après-guerre et reprennent les systèmes et transposent leur esthétisme.

Clemens von Wedemeyer
Silberhöhe, 35 mm / dvd, 2003, 9 min

Inspirée par la scène finale de L'Eclipse, d'Antonioni, une fiction sans personnages dans un quartier de préfabriqués de l'Allemagne de l'Est. La caméra va et vient, en quête d'une intrigue invisible. Et pourtant rien n'arrive et personne n'entre sur la scène. Une maison est détruite, les pierres glissent. La lumière d'un téléviseur illumine l'intérieur d'une maison, avec un bruit de villes lointaines. Le cinéma transforme les marges de la ville en décor pour des films jamais tournés.

 

Adresse :

Centre d'art Passerelle, Brest
41, rue Charles Berthelot
29200 Brest
Téléphone 02 98 43 34 95
Télécopie 02 98 43 29 67
Courriel passerelle@infini.fr

 

Site Internet :

http://www.cac-passerelle.com

 
 
 
 
 
 
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