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Expositions > Arts plastiques
du 22 février au 22 mars 2008

© Bernard Plossu Naples d’un couple, 1987.
courtesy galerie Michèle Chomette
 

Un soir d’été au café Van Gogh, lors des avant-dernières Rencontres d’Arles, Isabelle Darrigrand — ainsi qu’elle l’avait fait précédemment pour le collectif Tendance flou— nous proposa cette carte blanche dans Photos Nouvelles. Le ciel était bien mauve et la terrasse très jaune. Pour la première fois, cette proposition nous obligeait à nous retourner sur nous-mêmes : est-ce que le couple que nous formions pouvait être un « collectif » à lui tout seul ? Autrement dit, est-ce que le fait d’être « deux » nous autorisait à accepter cette invitation ?
Cela faisait bientôt 10 ans que nous étions entrés « ensembles» en photographie — par effraction peut-être et sans doute aussi par désoeuvrement... Ensemble, mais seuls. C’est-à-dire en dehors de toute communauté et de toute chapelle... La photographie qui nous plaisait alors n’appartenait à aucune école distincte. Tout au plus à un courant diffus de photographes qui semblaient tous avoir pris « le maquis ». Si bien qu’en guise de vita contemplativa, il nous semblait plutôtê tre entrés dans « le désordre »... Aussi à l’occasion de la parution de ce numéro spécial de la revue Photos-Nouvelles, Frédéric Moisan nous invite à poursuivre ce questionnement à travers une exposition collective du 22 février au 22 mars.
Au départ donc, deux pratiques « complices » d’une photographie que nous nommerons ici — par précaution buissonnière. Le recours à ce moyen d’expression n’étant pas pour nous un choix mais une évidence participant de l’essentiel de l’acte photographique : l’amateurisme accepté dans son sens amoureux. D’où l’absence de thématiques circonscrites ou de genres circonspects dans notre travail.
Ainsi nous tenons-nous toujours au seuil de l’intime lorsque nous photographions, précisément dans ces moments de vacance, ces « instants quelconques » qui constituent souvent le plus clair ( et le plus obscur ) de notre temps. Mais très vite, à mesure que les images sont tirées, triées, ce jeu de photographies devient surtout pour nous un combinateur de formes qui trouve de plus en plus sa justification entre les images et donc dans le livre. Cette manière de ( ne pas ) travailler nous permettant de passer pour ainsi dire derrière ces photographies et d’accéder à un autre plan : celui de la fiction où un passage s’effectue de l’intime vers l’indifférence.
Ces images de la même manière qu’on transcrit l’oral paré crit glissent alors vers une forme de « récit » : du simple journal intime on accède au roman. Quant à ce que ce « roman raconte » c’est précisément pour tenter de le définir que nous avons souhaiter convoquer dans ce numéro et dans cette exposition, un certain nombre d’auteurs et d’amis dont le travail nous importe, nous porte mais aussi nous déporte... Nous présenter ainsi comme les défenseurs du « quelconque» et du « transport amoureux » paraîtra sans doute bien superfétatoire à certains mais il n’empêche : c’est bien ce fameux « désoeuvrement » dénoncé par le Président de la République française et laissé en friche par les avant gardes— et peut-être bien pour ces raisons mêmes — qu’il nous plaisait ici de questionner en regard de la photographie. Car, paradoxalement, rien ne nous paraît plus « subversif»à l’heure qu’il est que le sentiment amoureux et le désoeuvrement. Jean-Luc Nancy a déjà montré, au milieu des années 80, ce en quoi les amants et leur « vacance » revêtait une dimension éminemment politique : « Les amants exposent par excellence le désoeuvrement de la communauté. Le désoeuvrement est la face commune et l’intimité. Mais ils l’exposent à la communauté, qui déjà partage leur intimité. Ils sont pour la communauté sur sa limite, ils sont dehors et dedans, ils n’ontà la limite, pas de sens sans la communauté et sans la communication de l’écriture : c’est là qu’ils prennent leur sens insensé. »
Ce à quoi Maurice Blanchot répondra dans La Communauté inavouable : « La communauté des amants, que ceux-ci le veuillent ou non, qu’ils en jouissent ou non, qu’ils soient liés par le hasard, « l’amour fou » la passion de la mort (Kleist), a pour fin essentielle la destruction de la société. Là où se A T T E S A
À l’occasion de la publication du numéro spécial de Photos Nouvelles consacré à Anne -Lise Broyer & Nicolas Comment, Frédéric Moisan invite ces deux photographes à poursuivre leur questionnement sur l’Italie et le désoeuvrementamoureux souslaformed’unecarteblancheetd’uneexpositioncollectivequiréunira notamment Pierre Alferi, Anne-Lise Broyer, Nicolas Comment, Julie Ganzin, Paul-Armand Gette, Bernard Guillot, André S. Labarthe, Françoise Nunez, Bernard Plossu, Salvatore Puglia, Denis Roche, Anne-Laure Sacriste, Lou, Dominique Mahut, Patrick Bouvet, Richard Dumas, Denis Darzacq... forme une communauté épisodique entre deux êtres qui sont faits ou qui ne sont pas faits l’un pour l’autre, se constitue une machine de guerre ou pour mieux dire une possibilité de désastre qui porte en elle, fût-ce à dose infinitésimale, la menace de l’annihilation universelle ( ... ) Ainsi trouvera-t-on, qu’elle a aussi un sens politique astreignant et qu’elle ne nous permet pas de nous désintéresser du temps présent, lequel, en ouvrant des espaces de libertés inconnus, nous rend responsables de rapports nouveaux, toujours menacés, toujours espérés, entre ce que nous appelons oeuvre et ce que nous appelons désoeuvrement. »
Qu’ajouter à ce dialogue — qui aurait pu suffire à conclure une fois pour toutes cet édito ( si ce n’est pour nous justifier une nouvelle fois et tenter de désamorcer le doute inhérent à notre proposition ) — que cette phrase de Barthes située en exergue de ses Fragments d’un discours amoureux : « la nécessité de ce livre tient dans la considération suivante. Que le discours amoureux est aujourd’hui d’une extrême solitude ».
ANNE-LISE BROYER & NICOLAS COMMENT

 

Adresse :

galerie_frederic moisan
72 rue mazarine 75006 paris
tél / fax 01 49 26 95 44
email : frederic.moisan@orange.fr
horaires d’ouverture :
du mardi au samedi de 11 h à 19 h
(samedi 19 h 30)

 

Adresse :

http://www.galerie-fmoisan.fr

 
 
 
 
 
 
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